Cours — Français
Grammaire
Les propositions : indépendante, principale, subordonnée
Une proposition est un morceau de phrase qui tourne autour d'un verbe conjugué.
- Proposition indépendante : elle a tout son sens toute seule et ne dépend de personne (Le soleil brille).
- Proposition principale & subordonnée : la proposition subordonnée est attachée à la principale comme un wagon à une locomotive (Je sais [que tu as raison]).
- Juxtaposition : reliées par une simple virgule ou un point-virgule (Le vent souffle, les feuilles tombent).
- Coordination : reliées par une conjonction de coordination (Mais, ou, et, donc, or, ni, car).
La formule magique des 7 conjonctions : « Mais où est donc Ornicar ? » (Mais, ou, et, donc, or, ni, car) !
La proposition subordonnée relative
La proposition subordonnée relative sert à donner des détails sur un nom (son antécédent), un peu comme un super adjectif.
Elle commence toujours par un pronom relatif qui remplace ce nom :
- qui : est le sujet du verbe de la relative (Le chien qui aboie est à mon voisin).
- que (qu') : est le COD (Le film que j'ai regardé était génial).
- dont : remplace un complément introduit par « de » (L'ami dont je te parle).
- où : indique le lieu ou le temps (La ville où je suis né).
L'astuce qui/que : Derrière « qui », il y a directement un verbe (qui mange). Derrière « que », il y a un sujet (que tu manges) !
Les compléments circonstanciels et l'expansion du nom
Pour enrichir et donner du style à un nom noyau, on peut lui ajouter 3 types d'expansions :
- L'adjectif épithète : collé directement avant ou après le nom (une belle maison ancienne).
- Le complément du nom (CDN) : introduit par une préposition (à, de, en, sans...) (une maison en bois, une tarte aux pommes).
- La proposition subordonnée relative : avec un pronom relatif et un verbe (une maison qui domine toute la vallée).
L'analogie des couches de vêtements : Le nom est le mannequin tout nu ; les expansions du nom sont les accessoires et vêtements que tu lui ajoutes pour le personnaliser !
Conjugaison
Le plus-que-parfait et le passé simple
Dans les récits au passé (romans d'aventure, contes de chevalerie) :
- Le passé simple : temps des actions brèves, soudaines et successives qui font avancer l'histoire (Le chevalier brandit son épée et terrassa le dragon).
- Le plus-que-parfait : temps du passé encore plus ancien, pour raconter ce qui s'était passé AVANT (Quand il eut fini, il se souvint qu'il avait oublié son bouclier).
Formation du plus-que-parfait : Auxiliaire Être ou Avoir à l'imparfait + participe passé (j'avais mangé, elle était partie).
Le conditionnel présent
Le conditionnel présent exprime un rêve, un souhait poli ou une action soumise à une condition imaginaire.
Conditionnel = Radical du Futur + Terminaisons de l'Imparfait (-ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient)
Le système hypothétique magique :
Si + Imparfait $\rightarrow$ Conditionnel Présent
« Si j'avais des ailes (imparfait), je volerais dans le ciel (conditionnel). »
Les valeurs des temps du récit
Dans un roman au passé, chaque temps a une mission précise, comme dans un film de cinéma :
- L'imparfait = Le Décor et la Caméra lente (Arrière-plan) : décrit les paysages, la météo, les pensées des héros et les habitudes qui durent (Le ciel était gris, le vent soufflait fort).
- Le passé simple = L'Action et les Coups de théâtre (Premier plan) : fait survenir un événement brutal et fait progresser l'intrigue (Soudain, un bruit retentit).
L'analogie de la bande-annonce : Imparfait = la musique d'ambiance et la photo. Passé simple = le coup d'éclat et l'explosion !
Orthographe
Homophones grammaticaux : ce/se, ces/ses/c'est/s'est
Pour ne plus jamais confondre ces homophones du quotidien :
- ce / se : « ce » désigne un objet que l'on montre du doigt (ce stylo) ; « se » est devant un verbe réfléchi d'action sur soi-même (il se lave, il se lève).
- ces / ses : « ces » = ceux que je montre (Regarde ces oiseaux là-bas) ; « ses » = les siens, possession (Léa a pris ses clés).
- c'est / s'est : Remplace par « c'était » (C'est super $\rightarrow$ C'était super) ou par « il s'était » (Il s'est trompé $\rightarrow$ Il s'était trompé).
L'astuce du doigt qui montre : Dès que tu peux pointer avec ton doigt, ça commence par un C (comme ce, ces, c'est) !
L'accord du participe passé avec être et avoir
Voici la règle la plus célèbre et redoutée de la grammaire française :
- Avec l'auxiliaire ÊTRE : on accorde TOUJOURS avec le Sujet (Elle est partie, Ils sont venus).
- Avec l'auxiliaire AVOIR : on n'accorde JAMAIS avec le Sujet. On accorde UNIQUEMENT avec le COD si celui-ci est placé AVANT le verbe !
L'analogie de la valise : Avec Avoir, quand tu prononces le verbe, si tu n'as pas encore vu le COD (il est après), tu ne peux pas savoir ce que c'est : pas d'accord ! S'il est déjà passé avant, sa valise est posée, tu accordes : Les fraises (féminin pluriel) que j'ai mangées.
Vocabulaire et littérature
Les registres et les figures de style de base
Au Moyen Âge, la littérature est dominée par deux grandes figures héroïques :
- Le Chevalier courtois : courageux, fidèle à son roi et prêt à affronter des monstres par amour pour sa dame (ex : Yvain le Chevalier au lion de Chrétien de Troyes, Lancelot).
- Le Héros rusé : utilise son intelligence et sa malice pour triompher des puissants et des brutes (ex : Le Roman de Renart, les fabliaux du Moyen Âge).
En clair : Force et honneur d'un côté (la chevalerie), ruse et humour de l'autre (le goupil Renart qui dupe le loup Ysengrin) !
Le Moyen Âge et les récits de chevalerie
Les figures de style sont des techniques poétiques pour créer des images fortes dans l'esprit du lecteur :
- La comparaison : rapproche deux éléments à l'aide d'un mot de comparaison (comme, tel que, pareil à). Ex : Rapide comme l'éclair.
- La métaphore : compare directement sans mot de liaison, en créant une image fusionnée. Ex : Cet homme est un roc ; ses cheveux d'or.
- La personnification : prête des comportements humains à un objet, une idée ou un animal. Ex : La forêt murmurait sous le vent.
L'astuce pour faire la différence : Présence du mot « comme » = Comparaison. Pas de « comme » = Métaphore. L'objet agit comme un être humain = Personnification.